Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez les femmes d’où l’importance du dépistage; il peut survenir à tout âge ; et il est hormono-dépendant. Certains facteurs vous exposent à la maladie, à savoir l’hyperœstrogénie, les facteurs génétiques, environnementaux et histologiques.

Le cancer du sein héréditaire représente que 4% des cas; on incrimine les mutations du gène BRCA1 sur le chromosome 17; ainsi que du gène BRCA2 sur le chromosome 13; qui peuvent être dépisté dans les familles à haut risque, mais leur recherche prend du temps (6 à 12 mois).

Les facteurs de risque

La majorité des cas sont dus à des facteurs acquis :
Le terrain d’hyperœstrogénie est favorisé par une puberté précoce (avant 12 ans); une ménopause tardive (après 52 ans); la pauci ou nulliparité, la première grossesse survenue après l’âge de 35 ans; l’obésité; une mauvaise hygiène de vie qui regroupe une mauvaise alimentation riche en graisse animale; tabac; et alcool ; et la prise d’un traitement hormonal au long cours.

Quand je parle d’un traitement hormonal au long court, vous vous posez surement la question; si la contraception œstro-progestative sous toutes ses formes est considérée comme un facteur de risque ?
Les œstroprogestatifs augmentent que très légèrement le risque du cancer du sein, sachant que ce risque disparaît 10 ans après l’arrêt de leurs utilisation; mais encore les avis diffèrent vu que certains ne les considèrent pas comme un facteur de risque; mais plutôt un facteur aggravant la maladie si elle existe.

NB : la contraception oestroprogestative est formellement contre indiquée chez les femmes atteintes par le cancer du sein; mais toute femme en âge de procréer se doit de prendre une contraception; dans ce cas 2 options sont possibles : le dispositif intra-utérin à cuivre (jamais à progestérone); ou une contraception locale de type préservatif ou diaphragme …etc.

Le niveau socio-économique élevé et la vie urbaine représente un facteur de risque; vu que l’incidence de la maladie semble être en augmentation dans les pays industrialisés, d’environ 2% par an.
Enfin, l’hyperplasie des canaux galactophores qui est même considérée comme un état précancéreux.

Quand et comment faire le dépistage ?

L’intérêt du dépistage du cancer du sein est indiscutable, non seulement; ce dernier vous permettra de lutter à temps contre la maladie; mais aussi; dans certains cas de la prédire avec l’oncogénétique et de prendre vos dispositions.

Quand il s’agit du cancer du sein, on parle de 2 dépistages :

Le dépistage de masse du cancer du sein effectué tous les 2 ans chez toutes les femmes entre 50 et 74 ans; par une mammographie; avec la nécessité d’une double lecture radiologique par 2 radiologues différents.

Le dépistage personnalisé ou individuel du cancer du sein pour les femmes présentant des facteurs de risques sus cité; une consultation par an; à tout âge à partir de l’âge de 25 ans; avec selon les cas; une échographie mammaire et/ou une mammographie; ça sera à votre médecin de décider.

La mammographie est une radiologie des seins; le sein est placé entre deux plaques puis irradié; elle permet d’explorer avec précision leurs totalités.

NB : Les seins des femmes jeunes et des femmes ménopausées sous traitement substitutif de la ménopause sont denses et difficilement explorables par la mammographie; et donc une échographie mammaire est nécessaire pour compléter celle-ci.

Que faire quand j’ai des antécédents familiaux; ou personnels du cancer du sein ? Suis-je concerné par le dépistage de masse ou individuel ?

Dans ce cas; vous faites partie des personne à haut risque; le mieux serait de partir consulter en oncogénétique; ainsi qu’un suivi régulier chez le médecin, avec un examen clinique, une mammographie; une échographie; ou une IRM mammaire; selon le cas.

Où est la place de l’autopalpation des seins dans le dépistage ?

L’autopalpation n’est pas un moyen de dépistage de la maladie; elle ne remplace pas une mammographie; vous devez bien évidemment vous palper les glandes mammaires; ainsi que les creux axillaires de façon régulière; au moins une fois par mois; et à la moindre anomalie détectée, il faut en parler à votre médecin.

Comment suspecter le cancer du sein ?

Quand il s’agit d’une masse au niveau du sein; il n’y a que l’anatomie-pathologique qui peut trancher si c’est bénin ou malin; mais devant tout changement inhabituel au niveau d’un ou des deux seins, il faut consulter un médecin.

Une masse dure; irrégulière; adhérant aux plans profond et indolore n’est généralement pas bon signe; mais la maladie peut être révéler par une douleur; un écoulement; une rétraction d’une partie du sein ou du mamelon; et l’aspect en peau d’orange (comme si vous aviez de la cellulite au niveau de la poitrine).

Quels sont les facteurs de mauvais pronostic ?

Le pronostic de cette maladie dépend de la taille de la tumeur; du stade de sa découverte; de la présence ou non des récepteurs hormonaux, et du degré de sa différenciation.

Quand la tumeur est étendue localement; aux ganglions de voisinage ou carrément à d’autres organes formant des métastases; le pronostic est réservé.

En dehors de l’aspect bénin et malin d’une masse; les tumeurs qui s’avère être effectivement malignes, et donc des cancers; diffèrent sur le plan histologique; moins la tumeur est différencié; plus mauvais est le pronostic.
L’absence de récepteurs hormonaux est un signe qu’une tumeur est indifférenciée.
Autres facteurs de mauvais pronostic sont l’âge en dessous de 40 ans et la survenue d’une grossesse.

Est-ce une maladie curable ?

Dans le cancer du sein; on ne parle pas de guérison mais de rémission; avec toujours une possibilité de rechute; le risque devient très minime après 5 ans de rémission; mais la surveillance régulière d’une éventuelle récidive est obligatoire.

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